Regarde et garde silence
Cajole ce baobab grandissant
Un soubresaut de cœur laisse les yeux sans larmes
Les cris d’alarme et digne de consolation
Couvrent la cité des aboyeurs
Tous ceux-ci se plaisent et pensent que le bonheur est commun
Nul ne pose question et demande ce que disent les rossignoles
Un chant de nombres et de calcul
Une mélopée calcinante et mortifère
Ouh, un mot de fin peut-être…Un mois de Mai …
Quoi de plus ? Litanie de vacuités et de plaisanteries.
Seigneurie sans royaume et sans citoyen
Terre désolée de sable et de cratères
Inconsolable poule hôte d’éperviers
Recalée sur la lisière pour raisons sans raison
Chercheuse des vers pour une mélopée de fin
Visitant les cygnes pour apprendre des chants
Voici donc un chant de cygne de minuit
Ecoute, regarde, pense et panse… |